Le Comité technique des activités mutualisées du Recensement général de la population et de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage s’est réuni ce 7 avril à Yaoundé, sous la houlette de son président. Cette rencontre s’inscrit dans la phase finale de préparation du 4ᵉ recensement, dont le lancement est imminent.
Une réforme engagée depuis 2015
Selon la coordonnatrice du projet, le processus remonte à 2015 avec la signature de deux décrets présidentiels distincts : l’un portant sur le recensement de la population et de l’habitat, et l’autre sur celui de l’agriculture et de l’élevage.
En 2019, sur instruction du Premier ministre, ces deux opérations ont été mutualisées afin d’optimiser les ressources et garantir une meilleure cohérence des données collectées.
Des reports liés aux contraintes nationales
La coordonnatrice indique que plusieurs obstacles ont freiné la mise en œuvre du projet, notamment des difficultés de financement en 2023 et le contexte électoral de 2025. Ces contraintes ont conduit à un réaménagement du calendrier initial.
Une phase opérationnelle lancée
Depuis mars 2026, les activités ont repris avec la formation des agents recenseurs, au nombre de plus de 33 000. Cette formation se poursuit jusqu’au 22 avril, en prélude au déploiement sur le terrain prévu le 24 avril 2026.
La première étape consistera en la cartographie censitaire, visant à actualiser les zones de dénombrement en tenant compte des évolutions démographiques depuis 2016.
Une stratégie adaptée aux réalités du terrain
Pour garantir le bon déroulement des opérations, le territoire a été classé en zones vertes, orange et rouges. Cette approche permet d’adapter le déploiement des équipes aux contraintes sécuritaires, notamment dans certaines régions sensibles.
Dans les zones à risque, des agents locaux seront mobilisés afin de faciliter l’accès aux populations et assurer la collecte des données.
Un recensement couplé pour plus d’efficacité
Le principal atout de cette opération réside dans son caractère intégré. Les agents collecteront simultanément des données démographiques ainsi que des informations sur les activités agricoles et d’élevage des ménages.
Ce couplage permettra de mieux comprendre les dynamiques socio-économiques et d’orienter efficacement les politiques publiques, notamment en matière de développement rural et de sécurité alimentaire.
Avec cette opération d’envergure nationale, le Cameroun se dote d’un outil stratégique pour une planification plus efficace et un développement durable.



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