À la veille d’un mot d’ordre de débrayage national, la paralysie totale des transports en commun a été évitée in extremis sur l’ensemble du territoire. Le ministère du Travail et de la Sécurité Sociale (MINTSS) a convoqué une cellule de crise, et le ministre Grégoire Owona a négocié directement avec les leaders syndicaux, notamment les chauffeurs de taxi.
Une trêve conditionnelle a été obtenue : le mot d’ordre de grève est gelé mais non annulé. Les syndicats attendent des signaux forts du gouvernement dans les 48 heures pour reprendre définitivement le travail, selon Jean Collins Ndefossokeng, vice-président du CGSTC.
Les revendications portent sur cinq chantiers majeurs :
Régulation du marché : répression du transport clandestin et encadrement des VTC.
Motos-taxis : fin du racket policier et régularisation massive des conducteurs.
Assurances : transparence accrue et lutte contre les fausses attestations.
Infrastructures routières : autonomie et efficacité du Fonds Routier.
Contrôles routiers : harmonisation des pratiques entre gendarmerie et brigades motorisées.
Le gouvernement a reconnu la légitimité de ces points et s’est engagé à organiser des concertations avec les ministères concernés. L’avenir de cette crise dépend désormais de la rapidité et de la concrétisation des mesures promises.



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