mercredi 20 mai 2026
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Conférence annuelle du MINSEP 2026 : gouvernance, performance et équité au cœur des échanges

Conférence annuelle du MINSEP 2026 : gouvernance, performance et équité au cœur des échanges

La Conférence annuelle des services centraux, déconcentrés, rattachés et des organismes sous tutelle du Ministère des Sports et de l’Éducation Physique (MINSEP) s’est ouverte sous le signe de la réforme et de la modernisation du sport camerounais. Responsables administratifs, experts et acteurs du mouvement sportif ont échangé sur les défis liés à la gouvernance, à la transparence et à la performance des fédérations sportives.

Dans son discours d’ouverture, le ministre des Sports et de l’Éducation Physique, Narcisse Mouelle Kombi, a appelé les responsables du département ministériel à faire preuve d’excellence, de rigueur et de patriotisme administratif. Il a insisté sur la nécessité de mettre fin aux lenteurs bureaucratiques, à l’insuffisance de coordination et aux pratiques contraires à la culture du résultat.

Pour le ministre, le sport représente aujourd’hui bien plus qu’un simple espace de loisirs. Il constitue un outil stratégique de diplomatie, de cohésion sociale, de santé publique et de développement économique. Cette vision implique, selon lui, davantage de professionnalisme, d’innovation et d’engagement collectif afin de positionner le Cameroun comme une référence africaine en matière de gouvernance sportive.

Les travaux ont également été marqués par l’intervention du Professeur Viviane Ondoua Biwolé, qui a analysé les faiblesses du système de gouvernance sportive actuel. Elle a évoqué des déséquilibres institutionnels, des conflits de compétences ainsi qu’une insuffisance des mécanismes de contrôle et de reddition de comptes au sein des fédérations sportives.

L’universitaire a proposé un modèle de gouvernance reposant sur une tutelle de légalité forte exercée par l’État, tout en garantissant une autonomie des fédérations fondée sur la transparence et la responsabilité. Elle a estimé que le Cameroun dispose déjà des outils juridiques et des ressources humaines nécessaires pour engager cette transformation.

Abordant dans le même sens, M. Diffo a rappelé que les fédérations sportives exercent une mission d’intérêt public, justifiant ainsi le contrôle du gouvernement sur leur fonctionnement, notamment à travers l’agrément ministériel et la supervision des élections fédérales.

Les échanges ont aussi mis en lumière la problématique du financement des disciplines sportives. Jean-Marie Aleokol a dénoncé les inégalités dans la répartition des ressources publiques entre les fédérations. Il a plaidé pour une meilleure équité afin de permettre à toutes les disciplines de participer aux compétitions internationales et de développer leurs performances.

À l’issue des discussions, les participants ont été invités à formuler des recommandations concrètes et applicables, capables de renforcer la gouvernance sportive et de contribuer au rayonnement du sport camerounais

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