mardi 21 juillet 2026
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​Dialogue social au Cameroun : Le Ministre Grégoire Owona appelle à une responsabilité accrue des partenaires sociaux

​Dialogue social au Cameroun : Le Ministre Grégoire Owona appelle à une responsabilité accrue des partenaires sociaux

​Les 48e et 49e sessions ordinaires du Comité de concertation et de suivi du dialogue social se sont tenues ce 30 juin 2026 à Yaoundé, dans la salle de conférence du Ministère du Travail et de la Sécurité sociale. Présidées par le Ministre Grégoire Owona, ces assises ont constitué un moment fort de réflexion sur les enjeux de la paix sociale et la gestion responsable des relations de travail au Cameroun.

​Une dynamique de dialogue pour la stabilité

​Au cœur des échanges, la nécessité de maintenir un climat social apaisé, indispensable à la productivité nationale. Le Ministre Grégoire Owona a réitéré, devant un parterre de représentants des employeurs et des travailleurs, que la promotion d'un dialogue social « franc, inclusif et constructif » demeure le pilier central de la politique de travail décent portée par le gouvernement.

​Le patron du Travail a insisté sur le rôle pivot des partenaires sociaux. Ces derniers ont été exhortés à faire preuve de :

  • ​Professionnalisme et discipline dans l'exercice de leurs missions quotidiennes.

  • ​Objectivité rigoureuse, particulièrement dans la gestion des revendications collectives, afin de privilégier des solutions négociées et durables.

​Défis du monde du travail et nouveaux enjeux

​Les travaux ont également permis de passer au crible les défis actuels qui fragilisent le milieu professionnel. Le Ministre a mis en garde contre la recrudescence des actes de violence, le harcèlement et les risques psychosociaux qui pèsent sur les travailleurs.

​Ces sessions sont intervenues dans un contexte particulier, marqué par le déploiement des nouveaux délégués du personnel élus lors des récentes élections sociales. À ce titre, le Ministre a rappelé l'importance de leur accompagnement :

  • ​Il incombe aux nouveaux élus de bien saisir leur statut et leur mission de régulation sociale au sein de leurs entreprises respectives.

  • ​La maîtrise des textes réglementaires en vigueur est une condition indispensable pour transformer ces délégués en véritables vecteurs de conciliation.

​Vers une culture de la responsabilité partagée

​En conclusion, Grégoire Owona a appelé l'ensemble des acteurs à s'inscrire dans une démarche de responsabilité partagée. Il a souligné que la performance économique et le progrès social sont indissociables, rappelant que l'entreprise doit être un lieu où les droits des travailleurs sont respectés au même titre que les impératifs de production. Alors que le Cameroun ambitionne d'asseoir durablement un modèle de travail décent, ces 48e et 49e sessions confirment la volonté de l'État de faire du dialogue social l'outil privilégié de prévention des conflits et de construction d'une nation prospère.

Réaction :

Mme Ekwane Antoinette, présidente de la Confédération camerounaise du travail, souligne : que les préoccupations des travailleurs sont centrées sur les quatre piliers du travail décent, en insistant sur la nécessité d'un emploi salarié stable. Elle dénonce la rareté croissante de l'emploi, l'inefficacité des dialogues sociaux actuels et le non-respect des normes internationales, tout en plaidant pour une réforme urgente du Code du travail de 1992 afin d'intégrer les nouveaux métiers numériques et garantir l'application des conventions collectives. Enfin, elle insiste sur la révision nécessaire du cadre réglementaire encadrant le droit de grève, un acquis qui fait face à de nombreuses entraves sur le terrain au Cameroun.

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