mercredi 3 juin 2026
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Extrême-Nord : Lancement officiel des travaux de reconstruction de la route Mora-Dabanga-Kousseri

Extrême-Nord : Lancement officiel des travaux de reconstruction de la route Mora-Dabanga-Kousseri

Le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, accompagné du Secrétaire d’État chargé des Routes, Armand Ndjodom, a lancé officiellement ce 28 mai 2026 les travaux de reconstruction de la route Mora-Dabanga-Kousseri, lors d’une cérémonie qui s’est tenue dans la commune de Waza, en région de l’Extrême-Nord. Les entreprises chargées du chantier disposent désormais d’un délai de 90 jours pour rendre l’axe praticable à une vitesse moyenne d’au moins 60 km/h.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’amélioration de la connectivité, de la résilience et de l’inclusion dans la région de l’Extrême-Nord (PACRI), visant à moderniser les infrastructures routières et à renforcer la résilience du territoire face aux aléas climatiques. Avant la cérémonie, le Ministre a effectué une visite sur les différentes sections du corridor – Mora-Tchakamari, Tchakamari-Waza, Waza-Zigague, Zigague-Tildé et Tildé-Kousseri – pour évaluer l’état d’avancement des préparatifs, la mobilisation des entreprises et les installations de chantier.

S’étendant sur 205 kilomètres, le projet inclut la reconstruction complète de la route nationale N°1, la construction du pont de Tildé et l’aménagement d’une voie de contournement de 7,5 kilomètres autour de la ville de Kousseri. Les travaux sont segmentés en cinq lots, confiés à plusieurs entreprises spécialisées.

Lors de son allocution, le Maire de Waza a exprimé la gratitude des populations locales, tout en rappelant les difficultés économiques, sociales et psychologiques rencontrées depuis plusieurs années en raison de l’état dégradé de la route et de la situation sécuritaire. Il a souligné l’espoir de voir, prochainement, un axe entièrement bitumé entre Mora et Kousseri.

Le Ministre Emmanuel Nganou Djoumessi a, pour sa part, salué l’engagement du Chef de l’État, Paul Biya, dans la mobilisation des financements nécessaires auprès de la Banque mondiale, partenaire financier du projet. Il a insisté sur la sécurité des entreprises et du personnel sur le chantier malgré le contexte sécuritaire particulier. Le Ministre a également précisé que chaque lot devrait mobiliser au moins trois fronts de travaux afin de respecter le délai de 90 jours pour la couche de base et rendre la route praticable.

D’un coût total estimé à 198 milliards de F CFA TTC, avec un financement additionnel de 45 milliards, le PACRI vise non seulement à améliorer la circulation, mais aussi à faciliter les échanges commerciaux avec les pays voisins tels que le Tchad et le Nigeria. Le projet prévoit en outre l’aménagement de routes communales, la construction d’infrastructures socio-économiques et la mise en place d’ouvrages destinés à améliorer le quotidien des populations locales, notamment des bassins de stockage d’eau pour soutenir l’agriculture et renforcer la résilience des communautés.

Le lancement de cette phase de travaux marque un tournant dans la modernisation du corridor Douala-Ndjamena et témoigne de l’engagement du gouvernement à développer durablement la région de l’Extrême-Nord.

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