Yaoundé, 17 mars 2026 – La capitale camerounaise a servi de cadre à une conférence internationale majeure placée sous le thème « Entreprendre au féminin dans l’espace OHADA ». Tenue en présentiel et en visioconférence, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique d’autonomisation et d’émancipation économique des femmes.
L’objectif principal était de renforcer les capacités des femmes à s’approprier les instruments juridiques et institutionnels de l’OHADA, afin de faciliter la formalisation de leurs activités, améliorer leur accès au financement et sécuriser durablement leurs entreprises.
Un plaidoyer pour un meilleur accès au financement
Intervenant par visioconférence, la ministre tchadienne de la Femme a dressé un parallèle entre le Cameroun et le Tchad, soulignant que l’accès au crédit demeure un défi majeur pour les femmes entrepreneures. Elle a insisté sur la nécessité de lever les obstacles structurels qui freinent leur inclusion financière, malgré leur rôle essentiel dans le tissu économique.
L’OHADA, un cadre juridique en évolution
Prenant la parole, le Pr Mayatta Ndiaye Mbaye, Secrétaire permanent de l’OHADA, a rappelé les avancées significatives réalisées en matière d’égalité économique. Il a notamment relevé qu’autrefois, les femmes devaient obtenir l’autorisation de leur conjoint pour exercer une activité, une contrainte aujourd’hui levée grâce aux réformes.
Il a mis en avant les dispositifs juridiques tels que les statuts d’entrepreneur et les sociétés coopératives, particulièrement adaptés aux femmes actives dans des secteurs comme l’agriculture, la pêche ou le petit commerce. Selon lui, la structuration de ces activités constitue une étape essentielle vers leur formalisation et leur sécurisation.
Le responsable a également évoqué le rôle croissant de la microfinance dans l’espace OHADA, tout en soulignant les défis liés à la régulation, à la gouvernance et à la formation. Il a enfin appelé à une implication accrue des marchés financiers pour offrir davantage d’opportunités aux femmes.
Le numérique, un outil stratégique à maîtriser
De son côté, le Dr Zing, expert en marketing digital, a mis l’accent sur l’importance du numérique dans la croissance des activités féminines. Il a recommandé une approche progressive et maîtrisée :« Il est préférable de commencer avec un seul réseau social, comme Facebook, et de le maîtriser avant de se diversifier. »
Il a mis en garde contre la dispersion et encouragé les entrepreneures à construire une stratégie digitale simple, cohérente et adaptée à leurs moyens, afin d’optimiser leur visibilité et leurs ventes.
Une dynamique porteuse d’espoir
Au terme des échanges, cette conférence apparaît comme une plateforme stratégique pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin dans l’espace OHADA. Entre réformes juridiques, accès au financement et transformation digitale, les leviers existent pour renforcer la contribution des femmes au développement économique.
Les participants ont ainsi exprimé l’espoir que de telles initiatives contribuent durablement à améliorer les conditions de vie des femmes et à valoriser leur rôle dans la croissance des économies africaines.



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