En marge de la Conférence Nationale des Organisations Dirigées par des Femmes au Cameroun, tenue le 27 août 2026, les acteurs de la société civile ont plaidé pour une concrétisation effective des politiques d’inclusion. Parmi les voix fortes de ce rassemblement, Dora, présidente de l’association Resilient Women, est montée au créneau pour réclamer des actions tangibles en faveur des personnes vivant avec un handicap et des populations vulnérables.
Placée sous le haut patronage du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), la Conférence Nationale des Organisations Dirigées par des Femmes au Cameroun s’est ouverte le 27 août 2026 à Yaoundé. Portée par la vision de la présidente de l'organisation, Dr Bertha Yenwo Gladys Shang Viban, cette rencontre majeure s'est articulée autour d'un thème central : « Les organisations dirigées par des femmes comme catalyseurs de la paix, du développement inclusif et de la justice de genre au Cameroun ».
De la théorie à la pratique : le défi de l'accessibilité
Si le thème met en avant le rôle moteur des femmes dans le développement, la question de l'application réelle des principes d'inclusion a été au cœur des débats. Lors de son intervention, Dora, présidente-fondatrice de Resilient Women Association, a interpellé l'assistance sur le fossé qui persiste entre les discours institutionnels et la réalité du terrain.
« On parle énormément d’inclusion dans les séminaires et les conférences, mais on en voit rarement l’application effective », a-t-elle souligné. « Lorsqu’une grande rencontre est organisée, il faut se demander concrètement en quoi elle est inclusive. A-t-on déployé du personnel d'accompagnement dédié aux personnes à mobilité réduite ? L'accessibilité est-elle garantie ? L'intention doit se traduire par des actes. »
Poursuivant sa déclaration en anglais, la responsable associative a réaffirmé la mission de sa structure : « Je suis la présidente et fondatrice de Resilient Women Association. Il s'agit d'une association qui œuvre pour la défense des droits des personnes vulnérables. »
Une synergie indispensable entre l'État et la société civile
Si l'État définit le cadre normatif et déploie des programmes d'accompagnement pour les personnes à mobilité réduite ou ayant des besoins spécifiques, les intervenantes ont rappelé que les pouvoirs publics ne peuvent agir seuls. Pour la présidente de Resilient Women Association, un partenariat étroit avec les Organisations de la Société Civile (OSC) est indispensable pour garantir l'efficacité des mesures sur le terrain.
« Seule une personne vivant avec un handicap connaît réellement les difficultés quotidiennes. On ne peut pas concevoir des solutions durables sans inclure directement les premiers concernés. L'inclusion ne doit plus être un simple mot d’ordre, mais un principe d'action », a-t-elle conclu.
En alignement avec les orientations impulsées par le MINPROFF et la direction du Dr Bertha Yenwo Gladys Shang Viban, les travaux de Yaoundé réaffirment ainsi que la paix, la justice de genre et le développement ne sauraient être pleinement atteints sans une prise en compte effective et intégrale de toutes les composantes de la société.







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