Réunis ce 20 août 2026, au Centre National de Formation des Formateurs et de Développement des Programmes (CNFFDP), les acteurs majeurs de la formation professionnelle, de l'emploi et de la communication se sont retrouvés pour une communication ministérielle d'envergure. Prenant la parole à cette occasion, le Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle par intérim, Mounouna Foutsou, a présenté les résultats de l'initiative des Bons de Formation du PADESCE ainsi que le déploiement opérationnel du dispositif « Un Jeune, Un Métier, Un Emploi » (JEME).
PADESCE : des résultats probants pour les Bons de Formation
Sous l'impulsion du Chef de l'État et avec le soutien de la Banque Mondiale à travers le Mécanisme Compétitif de Développement des Compétences (MCDC), les Bons de Formation visent à démocratiser l'accès aux métiers porteurs. Face à une demande massive (11 221 candidatures enregistrées), les capacités d'accueil ont été revues à la hausse pour sélectionner 2 914 jeunes :
Conduite d’engins lourds de chantier : 1 400 bénéficiaires (dont 257 jeunes filles).
Numérique : 943 bénéficiaires (dont 314 jeunes filles).
Soudure industrielle : 571 bénéficiaires (dont 58 jeunes filles).
Ces apprenants bénéficient d'une prise en charge complète (formation de 3 à 6 mois, assurance, équipements de protection et évaluation certificative) au sein de 10 structures privées partenaires. Par ailleurs, le Ministre par intérim a souligné qu'au cours du premier semestre 2026, 5 843 travailleurs ont bénéficié d'actions de formation continue, dont 4 188 issus du secteur informel et de l'économie sociale.
Une synergie financière et partenariale globale
Pour le Gouvernement, l'entreprise doit devenir un véritable espace d'apprentissage et de professionnalisation. C'est dans ce cadre que 18 entreprises ont déjà été mobilisées pour offrir 646 places d’apprentissage et accompagner 244 maîtres apprentis.
Cette politique s'appuie également sur une pluralité de leviers et de partenaires internationaux :
Le projet PEAC (BAD) : Mobilisation de plus de 41 milliards FCFA pour renforcer les compétences dans le BTP, l'énergie, les TIC et l'économie verte.
Le CFM de Ntui (UniCredit Bank Austria AG) : Transformation et équipement du centre à hauteur de 6,559 milliards FCFA (soudure, menuiserie, électricité, mécanique).
Le CFPR-MI de Pitoa (AUDA-NEPAD / SIFA) : Modernisation des compétences industrielles pour 2,5 milliards FCFA.
Les programmes D-CLIC (OIF) et FormPro237 (Coopération Française) : Développement des compétences numériques et renforcement de l'alternance.
JEME et ORFEV-JEUNES : territorialiser et digitaliser l'accès à l'emploi
Rapprocher l'opportunité du jeune, quel que soit son lieu de résidence, est le cœur de la démarche gouvernementale. L'opération JEME s'articule autour du portail interactif www.emploijeune.cm, qui centralise la télé-formation et le télé-accompagnement.
Sur le terrain, cette politique s’appuie sur les Collectivités Territoriales Décentralisées via le déploiement de 1 080 jeunes stagiaires volontaires chargés de dynamiser les Bureaux d’Emploi Municipaux (BEM).
En outre, la deuxième édition de l’initiative estivale ORFEV-JEUNES (Orientation, Formation, Emploi, Vacances-Jeunes) fixe des objectifs d'impact majeurs :
35 000 jeunes sensibilisés aux métiers d'avenir.
25 000 jeunes formés aux compétences techniques et entrepreneuriales.
15 000 jeunes accompagnés dans leur orientation.
5 000 jeunes préparés aux concours administratifs et grandes écoles.
5 000 jeunes insérés via des stages, chantiers-écoles ou activités génératrices de revenus.
Fiscalité incitative et appel au partenariat national
Mounouna Foutsou a rappelé que la réponse à l'emploi ne saurait reposer sur le seul secteur public. C'est pourquoi la Loi de finances pour l'exercice 2026 intègre des mesures fiscales incitatives pour les entreprises favorisant l'insertion des jeunes, ainsi que des facilités douanières sur l'importation des équipements de formation professionnelle.
En conclusion de sa communication ce 20 août à Yaoundé, le Ministre par intérim a lancé un appel vibrant aux jeunes pour qu'ils s'approprient ces dispositifs, tout en invitant les entreprises, les collectivités locales, les familles et les médias à se mobiliser pour faire de la compétence le véritable moteur de l'autonomisation économique de la jeunesse camerounaise.




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