Du 06 au 10 avril 2026, le Cameroun accueille un séminaire sous-régional consacré à la préparation des candidats au concours d’Agrégation du CAMES, une étape déterminante dans la carrière des enseignants-chercheurs en Afrique.
Organisée au bénéfice des candidats d’Afrique centrale, cette initiative vise à améliorer leur niveau de préparation en vue du concours prévu en novembre 2026. Elle réunit près d’une centaine de participants venus notamment du Cameroun, du Gabon, du Congo et de la République centrafricaine.
Le Pr Meka, Doyen de la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales, rappelle que le concours d’agrégation repose sur trois principales épreuves : l’évaluation des titres et travaux, les épreuves théoriques, ainsi que les épreuves pratiques, notamment cliniques selon les spécialités. Elle insiste sur la nécessité d’une préparation rigoureuse, fondée sur la discipline, l’assiduité et l’engagement des candidats.

Dans la même dynamique, le Pr Foumsou, Doyen de la Faculté de Médecine de N’Djamena et candidat, souligne que ce séminaire s’inscrit dans un dispositif régional structuré. Le Cameroun abrite en effet l’un des centres de préparation pour l’Afrique centrale, aux côtés d’autres pôles en Afrique de l’Ouest. Ces centres permettent d’harmoniser les méthodes de travail et d’optimiser les chances de réussite des candidats.
Selon lui, la préparation au concours d’agrégation nécessite une anticipation d’au moins deux ans. Un calendrier est ainsi établi, avec un premier séminaire en mars et un second, sous forme de concours blanc, prévu en septembre. L’objectif est d’accompagner efficacement les candidats dans la constitution de leurs dossiers, attendue dès le mois de juin, et dans la maîtrise des différentes épreuves.

Les travaux du séminaire s’articulent autour de plusieurs axes essentiels, notamment la préparation matérielle et logistique, la structuration de la démarche scientifique, la présentation orale et l’interaction avec le jury, ainsi que les épreuves pratiques, incluant l’examen de malades selon les spécialités.
Parmi les participants, Mbouché Landry, candidat, met en avant l’importance de cet encadrement. Il rappelle que la réussite au concours repose sur une préparation méthodique des différentes épreuves, notamment les titres et travaux, les épreuves théoriques et les épreuves pratiques. Il insiste également sur la nécessité de faire preuve de discipline, de rigueur et d’implication tout au long du processus.

À travers ce séminaire, les encadreurs ambitionnent de maintenir un taux de réussite élevé, historiquement situé entre 97 % et 98 %, tout en contribuant à renforcer la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche en Afrique .



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