Face à la recrudescence inquiétante des violences fondées sur le genre, le Conseil National de la Communication (CNC) est monté au créneau pour cadrer le traitement médiatique de ces tragédies. Tout en saluant le rôle essentiel des journalistes dans la dénonciation de ces actes et l'éveil des consciences, l'instance régulatrice insiste sur la responsabilité éthique qui incombe aux professionnels de l'information.
Une couverture éthique plutôt qu'un traitement spectaculaire
Le message du CNC est clair : la gravité de ces fléaux exige une rigueur journalistique exemplaire. Les médias sont appelés à faire preuve d'une vigilance accrue lors de la sélection des visuels, des titres, des témoignages et des contenus diffusés. L'objectif ultime est de bannir le sensationnalisme et d'éviter que la couverture médiatique ne se transforme en un « spectacle de la souffrance ».
L'accent doit être mis sur :
Le respect de l'intimité et de la mémoire : Préserver la dignité des victimes ainsi que l'équilibre de leurs familles et proches.
La protection des personnes vulnérables : Accorder une attention renforcée aux femmes, aux enfants et aux groupes sociaux particulièrement touchés par ces drames.
La communication comme levier de prévention
Pour le président du CNC, Joseph Chebongkeng Kalabubse, l'information doit avant tout servir l'intérêt public. La couverture de ces affaires ne doit pas simplement rendre compte du drame, mais devenir un véritable outil d'éducation, de prévention et d'action sociale. En recadrant les pratiques, l'institution rappelle que le journalisme conserve toute sa force lorsqu'il concilie la dénonciation des abus et le respect fondamental de la personne humaine.




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