A l’amorce de la dernière ligne droite vers l’échéance de la Stratégie Nationale de Développement (SND30), le gouvernement camerounais oriente sa planification budgétaire vers une culture d’efficacité renforcée. Entre contraintes de trésorerie, restes à programmer critiques et exigence d'extrants tangibles, le triennat 2027-2029 marque un tournant méthodologique décisif pour l'investissement public.
Le Secrétariat Général et la Direction Générale de l’Économie et de la Programmation des Investissements Publics du Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT) ont récemment arrêté les orientations stratégiques du portefeuille des projets à financement extérieur (FINEX) pour la période 2027-2029. Couplées aux conférences sur la performance budgétaire menées conjointement avec le Ministère des Finances (MINFI), ces assises dessinent une feuille de route rigoureuse destinée à rationaliser la dépense publique et garantir un impact direct sur le quotidien des citoyens.
Priorité à l'achèvement et gestion des tensions financières
L'analyse de la structure du portefeuille FINEX révèle une pression continue sur les finances publiques. Sur 152 projets examinés pour un coût global estimé à 9 900 milliards de FCFA — dont 88 % pris en charge par des bailleurs internationaux et 12 % financés par les ressources propres de l'État —, le besoin global de décaissements extérieurs atteint 3 803 milliards de FCFA sur le triennat 2027-2029.
Pour la seule année 2027, le besoin exprimé s'élève à 1 254 milliards de FCFA face à un plafond prévisionnel de 925 milliards de FCFA, générant un gap de 328 milliards de FCFA. Face à ce resserrement de l'espace budgétaire et aux limites soutenables d'endettement, le mot d'ordre porté par la présidence des travaux privilégie la finalisation des chantiers en cours avant tout nouvel engagement. Le non-aboutissement des travaux engendre des surcoûts systématiques et prive la collectivité des retombées socio-économiques escomptées.
Actuellement, 30 projets figurent dans la catégorie « Très Préoccupant », affichant un taux d'exécution physique très en deçà du rythme d'épuisement des délais impartis. De plus, sur les 3 894 milliards de FCFA de Restes à programmer recensés en 2026 pour les projets en cours, 846 milliards sont jugés critiques car rattachés à des conventions signées avant 2021.
Une chaîne de résultats recentrée sur les extrants
Pour inverser cette tendance, la méthode de cadrage introduite lors de ces conférences du 1er au 11 septembre 2026 impose une exigence nouvelle : l'évaluation systématique par les extrants. La chaîne de résultats met désormais l'accent sur ce que chaque franc investi va concrètement produire. Au-delà des simples indicateurs de moyens ou de volumes financiers, chaque allocation doit correspondre à un bien ou service livrable aux citoyens.
La sincérité budgétaire, la soutenabilité financière et l'orientation vers la performance constituent les critères fondamentaux rappelés aux administrations participantes pour éviter la dispersion des allocations rares et s'assurer que le budget réponde à des objectifs de résultat mesurables.
Des réformes structurelles pour débloquer le portefeuille
Pour lever les goulots d'étranglement qui retardent les investissements, quatre leviers prioritaires d'action sont retenus :
Procédures et concertation : Instauration de rencontres mensuelles directes entre ministères sectoriels (MINEPAT, MINMAP, MINFI), coordonnateurs de projets et bailleurs pour accélérer la délivrance des Avis de Non-Objection (ANO) et fluidifier les processus d'attribution des marchés.
Qualité des études techniques : Séparation des entités chargées de la conception d'une part, et de la validation des études d'autre part, notamment dans le secteur des infrastructures routières.
Fonds de contrepartie (FCP) : Mise en place d'une passerelle d'urgence dédiée aux grands projets d'infrastructures et mécanismes d'anticipation avec la Direction Générale des Douanes (DGD) pour lever les blocages douaniers sur le matériel importé.
Accélération des indemnisations : Provisionnement systématique dès la phase de sélection des projets prioritaires et réactivation du comité dédié au niveau des services du Premier Ministère pour accélérer le règlement des litiges fonciers.
Alors que le triennat 2027-2029 constitue le dernier segment d'exécution de la Stratégie Nationale de Développement (SND30), ces travaux conduits sous la présidence du MINEPAT du 1er au 11 septembre 2026 réaffirment que la performance et l'efficacité de la dépense restent le pivot majeur de la marche du Cameroun vers l'émergence. la présidence du Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), ces conférences budgétaires posent les bases du triennat 2027-2029 pour rationaliser la dépense publique et garantir un impact direct sur le quotidien des populations.
Réunies sur une période de deux semaines, du 1er au 11 septembre 2026, plus d'une cinphonie d'administrations et d'institutions publiques défilent dans le cadre des travaux présidés par le MINEPAT, en concertation avec le Ministère des Finances (MINFI). Ces assises, couplées à l'examen de la programmation des décaissements sur les projets à financement extérieur (FINEX), dessinent une feuille de route rigoureuse destinée à garantir des Cadres de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) crédibles, soutenables et exécutables.
Priorité à l'achèvement et gestion des tensions financières
L'analyse de la structure du portefeuille FINEX révèle une pression continue sur les finances publiques. Sur 152 projets examinés pour un coût global estimé à 9 900 milliards de FCFA — dont 88 % pris en charge par des bailleurs internationaux et 12 % financés par les ressources propres de l'État —, le besoin global de décaissements extérieurs atteint 3 803 milliards de FCFA sur le triennat 2027-2029.
Pour la seule année 2027, le besoin exprimé s'élève à 1 254 milliards de FCFA face à un plafond prévisionnel de 925 milliards de FCFA, générant un gap de 328 milliards de FCFA. Face à ce resserrement de l'espace budgétaire et aux limites soutenables d'endettement, le mot d'ordre porté par la présidence des travaux privilégie la finalisation des chantiers en cours avant tout nouvel engagement. Le non-aboutissement des travaux engendre des surcoûts systématiques et prive la collectivité des retombées socio-économiques escomptées.
Actuellement, 30 projets figurent dans la catégorie « Très Préoccupant », affichant un taux d'exécution physique très en deçà du rythme d'épuisement des délais impartis. De plus, sur les 3 894 milliards de FCFA de Restes à programmer recensés en 2026 pour les projets en cours, 846 milliards sont jugés critiques car rattachés à des conventions signées avant 2021.
Une chaîne de résultats recentrée sur les extrants
Pour inverser cette tendance, la méthode de cadrage introduite lors de ces conférences du 1er au 11 septembre 2026 impose une exigence nouvelle : l'évaluation systématique par les extrants. La chaîne de résultats met désormais l'accent sur ce que chaque franc investi va concrètement produire. Au-delà des simples indicateurs de moyens ou de volumes financiers, chaque allocation doit correspondre à un bien ou service livrable aux citoyens.
La sincérité budgétaire, la soutenabilité financière et l'orientation vers la performance constituent les critères fondamentaux rappelés aux administrations participantes pour éviter la dispersion des allocations rares et s'assurer que le budget réponde à des objectifs de résultat mesurables.
Des réformes structurelles pour débloquer le portefeuille
Pour lever les goulots d'étranglement qui retardent les investissements, quatre leviers prioritaires d'action sont retenus :
Procédures et concertation : Instauration de rencontres mensuelles directes entre ministères sectoriels (MINEPAT, MINMAP, MINFI), coordonnateurs de projets et bailleurs pour accélérer la délivrance des Avis de Non-Objection (ANO) et fluidifier les processus d'attribution des marchés.
Qualité des études techniques : Séparation des entités chargées de la conception d'une part, et de la validation des études d'autre part, notamment dans le secteur des infrastructures routières.
Fonds de contrepartie (FCP) : Mise en place d'une passerelle d'urgence dédiée aux grands projets d'infrastructures et mécanismes d'anticipation avec la Direction Générale des Douanes (DGD) pour lever les blocages douaniers sur le matériel importé.
Accélération des indemnisations : Provisionnement systématique dès la phase de sélection des projets prioritaires et réactivation du comité dédié au niveau des services du Premier Ministère pour accélérer le règlement des litiges fonciers.
Alors que le triennat 2027-2029 constitue le dernier segment d'exécution de la Stratégie Nationale de Développement (SND30), ces travaux conduits sous la présidence du MINEPAT , Alamine Ousmane Mey, du 1er au 11 septembre 2026 réaffirment que la performance et l'efficacité de la dépense restent le pivot majeur de la marche du Cameroun vers l'émergence.




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