mercredi 7 octobre 2026
EN DIRECT :

Trente ans de partenariat : Le MINFOF et le WWF scellent une nouvelle ère de coopération stratégique

Trente ans de partenariat : Le MINFOF et le WWF scellent une nouvelle ère de coopération stratégique

Ce 10 septembre 2026, à Yaoundé, le ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) et le WWF ont officiellement scellé le renouvellement de leur protocole d'accord. Signé par le ministre Jules Doret Ndongo et le Directeur Pays du WWF, Alain Bernard Ononino, cet événement marque une étape décisive, ancrant un partenariat historique de près de trois décennies au service de la gestion durable des ressources forestières et fauniques du Cameroun.

​Une coopération de longue date saluée de part et d'autre

​Présent au Cameroun depuis 1990 et lié par un premier accord-cadre depuis 1992, le WWF s'est imposé au fil des ans comme un partenaire technique et financier incontournable. Lors de cette cérémonie solennelle dans la capitale camerounaise, le ministre des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo, a tenu à saluer cette relation d'excellence :

​« Le WWF est un partenaire de longue date, qui travaille énormément avec nous depuis les années 92 [...]. Cette coopération a prouvé ses bénéfices, elle est tout à fait excellente, elle est fructueuse, donc nous avons l'intention de la poursuivre. »

​Le Ministre a notamment rappelé les piliers de cette réussite conjointe : le renforcement des capacités du personnel, l'appui constant dans la lutte contre le braconnage et l'exploitation forestière illégale, ainsi que la nécessité absolue d'inclure les populations autochtones dans la mise en œuvre des politiques de terrain.

​La voix du WWF : Continuité, action et cohabitation pacifique

​Prenant la parole lors de cette rencontre, le Directeur Pays du WWF, Alain Bernard Ononino, a exprimé la profonde gratitude de son organisation envers le leadership du ministre et la confiance renouvelée de l'État camerounais :

​« Nous voulons d'abord remercier chaleureusement le ministre des Forêts et de la Faune [...] pour son leadership, pour la confiance qu'il renouvelle en notre organisation. Confiance qui aujourd'hui date de trois décennies et qui a été traduite aujourd'hui par la signature de ce protocole. »

​Insistant sur la volonté de passer résolument aux actes, le Directeur Pays a souligné les axes opérationnels de ce nouveau chapitre :

​« À travers ce protocole, nous allons continuer nos efforts dans l'accompagnement du ministère [...] pour la gestion durable des ressources forestières et fauniques. Nous sommes sur le terrain auprès des services de conservation, mais nous allons également œuvrer à ce que tous les partenaires, y compris les populations autochtones et les communautés locales, soient intégrés et pris en compte dans les politiques de conservation [...]. Maintenant, il y a des défis qui sont beaucoup plus récents, à savoir notamment les conflits homme-faune. Nous parlons plutôt de coexistence homme-faune, parce que nous envisageons de continuer à appuyer le ministère afin de trouver des solutions pour pouvoir mieux faire coexister les humains et la faune. Comme il a été dit, ce protocole est signé, nous sommes désormais résolus à passer à l'action. »

​Un nouveau cadre stratégique adapté aux défis émergents

​Fruit d'une volonté réciproque, ce mémorandum a été réorienté pour rester en phase avec les priorités nationales et les défis environnementaux actuels. Il s'articule autour de quatre grands domaines fondamentaux :

  1. ​La gestion durable de l'écosystème et l'action climatique : La forêt camerounaise est réaffirmée comme un patrimoine national d'une valeur écologique et sociale considérable, indispensable à préserver pour les générations futures.

  2. ​La conservation de la faune et la lutte contre le braconnage : Renforcement de la protection des espaces protégés (dans les grands paysages et parcs du pays) tout en conciliant impératifs de conservation et développement local.

  3. ​La gouvernance, la recherche et l'innovation : Bâtir des institutions fortes, s'appuyer sur des données scientifiques fiables et former des ressources humaines hautement compétentes.

  4. ​L'engagement des communautés locales et autochtones : Consacrer la participation active des populations vivant au contact des écosystèmes.

​Vers une dynamique de complémentarité et d'action

​Le ministre Jules Doret Ndongo a insisté sur un changement de paradigme fondamental pour cette nouvelle phase : passer d'une logique de subordination des interventions à une logique de complémentarité et de convergence autour des priorités nationales. Dans cette optique, le MINFOF jouera pleinement son rôle d'orientation et de coordination, tandis que le WWF apportera son expertise, ses techniques et ses ressources financières internationalement reconnues.

​Ces engagements renouvelés doivent permettre de faire face aux menaces contemporaines, qu'il s'agisse des changements climatiques, de la restauration des écosystèmes, des pressions croissantes sur les ressources, de la criminalité faunique ou de la recherche d'un financement durable pour la conservation.

​En conclusion, cette signature à Yaoundé rappelle que la préservation de la biodiversité camerounaise est une responsabilité partagée. Le ministre a ainsi exhorté les deux institutions à faire de ce nouveau cadre un modèle fondé sur la responsabilité, la confiance et la recherche permanente de résultats tangibles, sous la haute inspiration de Son Excellence Monsieur Paul Biya, Président de la République.

Galerie Photos

💬 Commentaires

Ajouter un commentaire