lundi 19 octobre 2026
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​Climat au Cameroun : Coup d'accélérateur pour la résilience du Grand-Nord

​Climat au Cameroun : Coup d'accélérateur pour la résilience du Grand-Nord

​Yaoundé — Les régions du Nord et de l'Extrême-Nord du Cameroun font face à des défis environnementaux majeurs, exacerbés par les changements climatiques, la récurrence de la sécheresse, les inondations et une forte dépendance à l'égard de l'agriculture de subsistance et de l'élevage. Pour contrer cette vulnérabilité accrue et préserver la biodiversité, un atelier crucial de validation s'est tenu, ce 29 septembre 2026, afin d'examiner et d'adopter le document final du projet de « Gestion intégrée des paysages, utilisation durable de la biodiversité et résilience à la sécheresse dans les régions du Nord et de l'Extrême-Nord du Cameroun ».

​Un partenariat stratégique pour des écosystèmes durables

​S'exprimant lors de cette rencontre, le représentant de la FAO a tenu à exprimer sa profonde gratitude envers le gouvernement de la République du Cameroun — et plus particulièrement son Excellence le Ministre de l'Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED) — pour la confiance renouvelée accordée à l'organisation. Il a également salué le soutien financier déterminant du Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), ainsi que l'engagement continuel du Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM) à travers ses appuis constants dans la lutte contre le changement climatique.

​Le représentant de la FAO, Dr Antonio Luis Évora Ferreira a rappelé que l'économie de ces régions demeure fragile et que la dégradation accrue des terres ainsi que la perte de biodiversité compromettent non seulement la productivité des systèmes agricoles et pastoraux, mais aussi la stabilité des paysages dont dépendent les populations.

​L'engagement gouvernemental et les objectifs chiffrés du projet

​Le Ministre de l'Environnement,de la Protection de la Nature et du Développement Durable, Helé Pierre a de son côté, souligné l'importance de ce projet qui s'inscrit en droite ligne dans les cadres mondiaux de référence, tels que la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes, l'initiative AFR100 et le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal.

​Doté d'un financement principal du FEM de 3 millions de dollars américains, renforcé par des cofinancements portant le total à plus de 13 millions de dollars, le projet déploiera des actions concrètes au niveau communautaire. Parmi ses objectifs quantifiés phares, on note :

  • ​La restauration de 8 000 hectares de terres et paysages dégradés.

  • ​La mise de 11 933 hectares de terres agricoles et de pâturages sous des pratiques améliorées et adaptées à la sécheresse.

  • ​L'atténuation de 1 020 000 tonnes de CO2.

  • ​L'atteinte d'au moins 8 150 bénéficiaires directs, dont au moins 50 % de femmes.

​Une approche inclusive portée par les acteurs locaux

​Intervenant également dans le cadre de la structuration des initiatives, Madame Wadou Angèle, responsable de projet, directrice nationale du projet et sous-directrice de la biodiversité et de la biosécurité au MINEPDED, a mis en lumière la stratégie socio-économique de l'intervention. Elle a précisé que le projet vise à contribuer durablement aux conditions de vie des populations locales à travers le développement de chaînes de valeur spécifiques, notamment autour du bambou et des produits forestiers non ligneux.

​Elle a en outre souligné le choix stratégique de cibler les régions du Nord et de l'Extrême-Nord, qui concentrent à elles seules au moins 8 millions d'hectares de terres dégradées. Cette action permettra au Cameroun de progresser concrètement vers son engagement pris dans le cadre de l'initiative AFR100 de restaurer au moins 12 millions d'hectares de paysages d'ici 2030.

​Prochaines étapes

​Cet atelier de validation marque une étape décisive pour garantir l'appropriation sectorielle, recueillir les dernières contributions techniques des parties prenantes et consolider les engagements de tous les partenaires. Le document ainsi parachevé sera soumis au secrétariat du FEM pour un lancement effectif et une mise en œuvre conjointe par les autorités nationales, le MINEPDED, la FAO et les communautés locales des six communes ciblées. 

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